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  • The Green(er) Side of the Line - Israël/Palestine

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Production de contenus visuels, artistiques et analytiques

Les acteurs

> Initiateur du projet, recherche, photographies et textes : Alban Biaussat
> Production artistique : Fondation Al Mamal pour l’Art Contemporain (Jérusalem)

>

Les attentes

Il s’agit de livrer au regard le sentiment d’unité que confère ce paysage pourtant divisé sur les cartes, en espérant ainsi contribuer à améliorer la compréhension des enjeux et des implications d’une telle perspective.

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Le contexte

Tracée au crayon vert sur les cartes lors de l’armistice de 1949, la Ligne Verte démarquait jusqu’en 1967 Israël de la Transjordanie et de la bande de Gaza contrôlée par l’Egypte. Depuis l’occupation israélienne de ces territoires, cette ligne est devenue la référence centrale de tous les processus de paix. La légalité de la construction unilatérale par Israël d’un mur de séparation a été contestée par la Cour Internationale de Justice parce qu’elle ne suit pas le tracé de la Ligne Verte. Que croire, que voir, que ressentir, quels schémas mentaux et identitaires élaborer alors dans ces paysages ?

The Green(er) Side of the Line est un projet photographique qui a pour objectif de matérialiser la ligne d’armistice de 1949, une pseudo frontière tracée en vert sur les cartes, qui sépare Israël des territoires palestiniens occupés. Ce projet a reçu le soutien de la Fondation Al Mamal pour l’Art Contemporain à Jérusalem.

« Au Moyen-Orient, nouveaux concepts politiques, initiatives diverses et slogans se succèdent, mois après mois, pour remplacer les plus anciens qui sont épuisés ou galvaudés. Une référence centrale du conflit Israélo-Palestinien reste toutefois la ligne d’armistice tracée en 1949 à grands coups de crayon vert.

Progressivement tenté, comme tant d’autres avant moi, par une brillante carrière de Messie en cette Terre Sainte, je décidai de faire apparaître la Ligne Verte. Le procédé photographique me servirait de baguette magique. Alors que j’hésitais encore entre plusieurs teintes de vert pour mon ruban de douze mètres de long, certaines personnes critiquèrent mes choix. « Ce vert n’est pas le bon ! » : comme si le tracé de cette Ligne pourtant immatérielle semblait si familier qu’on en connaissait la nuance exacte.

À se promener le long de la Ligne au printemps ou en hiver, elle apparaît, pourtant bien verte. Elle se fait pourtant plus floue à proximité d’un échangeur autoroutier, au milieu de champs cultivés, de vallées ou de collines désertes et fleuries, de terrains toujours pas déminés et de zones militaires juxtaposant des sections de mur, des barbelés et des grillages qui constituent la, finement nommée, « barrière de séparation ». 

Mais sa validité politique est désormais saturée de discours israéliens et palestiniens souvent contradictoires. Pour toutes ces raisons, la Ligne est aveuglante : elle porte l’espoir de mettre un jour fin aux violences, mais elle demeure artificielle et insaisissable.

C’est cette ambiguïté que je cherche à représenter visuellement, à l’aide de couleurs saturées et de matière plastique, en créant un effet de mouvement de la ligne-ruban, ou en introduisant de larges boules vertes dans le paysage : le chemin qui relie deux points peut en effet prendre une infinité de cours, la ligne droite n’étant qu’une possibilité parmi d’autres.

Ce projet est conçu tel un souffle, léger et absurde, venant troubler les grands yeux verts de la solution majoritairement préconisée de « deux États voisins vivant en paix et en sécurité le long des frontières dès 1967 ». Il s’agit de livrer au regard le paysage réel de cette possible séparation politique, là où ce fut déjà le cas par le passé, en espérant améliorer la compréhension des enjeux et des implications d’une telle perspective. Mon espoir est de communiquer, avec un sourire en coin, ce sentiment d’absurdité qui en saisit plus d’un à l’évocation du partage de cette terre par le moyen de véritables frontières, et d’encourager l’émergence d’une réflexion critique qui permette d’entrouvrir la porte à des alternatives constructives. » 

Alban Biaussat

« The Green(er) Side of the Line, projet dans lequel l’artiste fait flotter un étendard vert au travers de la frontière nébuleuse entre Israël et la Cisjordanie, est particulièrement touchant dans la période politique actuelle » -
Teka Selman / Duke Magazine

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Plusieurs activités complémentaires ont été organisées en parallèle des expositions internationales, avec la participation d’experts et de politiques : projections de films, deux ateliers réunissant négociateurs et artistes palestiniens et israëliens, une sortie avec guide en bus le long de la Green Line pour 50 participants, et 5 ateliers photographiques pour 20 adolescents palestiniens. Des images ont également servi à de nombreuses initiatives, notamment le « Walk the Green Line », événement organisé au printemps 2008 par le Centre Israëlien-Palestinien de Recherche et d’Information (IPCRI).

  • 2 Contributions à des livres d’art sur la Palestine et la cartographie.
    Le livre de Kitty Harmon, « Cartography : Artiste + Maps », publié chez Princeton Architectural Press (Etats-Unis) intègre le projet Green Line. Alban Biaussat a aussi écrit un article pour « A land without people for a people without a land ; an interactive graphic exhibition about Palestine », un projet de livre d’art (graphisme, design) par Nuno Coelho et Adam Kershaw, (auto-publié, Portugal).
  • 19 Publications presse et web
    Des photos, commentaires et références à ce projet ont été publiés dans Courrier International, Science et Avenir, Escala (magazine de bord d’AeroMexico), La Libre Belgique, L’Art Même, OrSérie, Washington Report on Middle East Affairs, Jordan Times, Al Rai, Al Dustour, Al Ghad, Artschool Palestine, This Time in Palestine, etc.
  • 3 Reportages radio et télévision internationaux.
    Une émission de radio et un article web ont été réalisés avec un journaliste de la BBC sur la situation de Barta’a, un village palestinien séparé en deux par la Ligne Verte depuis 1949.
    « 50 degrés à l’ombre », l’émission culturelle quotidienne de Arte Belgium a diffusé un reportage télé exclusif sur l’exposition à Bruxelles et a élu Alban Biaussat « photographe de la semaine ».
  • Arte Europe s’est intéressé au projet et a réalisé une interview du photographe alors le ministre de l’éducation israélien envisageait de réintroduire la Ligne Verte sur les cartes et dans les programmes scolaires. Vous pouvez visionner le reportage ici :

Reportage TV Arte - Green Line from Collateral Creations on Vimeo.