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  • Afro food... for thought : Nigéria

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Production de contenus visuels, artistiques et analytiques

Les acteurs

À> Direction scientifique : Professeur de Science politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, Président du conseil scientifique du pôle Afrique du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes.
> Encadrant : Docteur en Anthropologie.
> Terrain : Doctorant en Science politique.
> Artiste visuel : Bénédicte Kurzen/NOOR.
> Journaliste : Geneviève Martin-Williams.

À>

Les attentes

Une enquête approfondie pour comprendre les habitudes alimentaires des classes moyennes africaines, ainsi que les représentations et les logiques qui les sous-tendent, en vue d’ajuster les stratégies marketing et communicationnelles d’un grand groupe de l’agro-alimentaire sur le continent africain.

Vidéo : soutien à la démocratisation au Soudan Vidéo évaluation du Programme d’Appui à la Société Civile en Tunisie

Le contexte

Ce projet se fonde sur le travail déjà effectué par Collateral Creations sur les classes moyennes africaines et se concentre sur la compréhension de leurs pratiques alimentaires en Afrique subsaharienne. Une approche unique mêlant sociologie, photographie et journalisme. Le travail le plus abouti qui soit sur cette population de 220 millions d’individus.

Le quatrième terrain de notre enquête approfondie sur les pratiques alimentaires des classes moyennes africaines.

Dans cette étude, nous nous sommes attachés à décrypter les habitudes alimentaires et les représentations liées à la consommation de la classe moyenne récemment installée de Lagos, en mettant un accent particulier sur les dynamiques intergénérationnelles.

Les recherches menées par les experts ont permis à la photographe d’effectuer un travail d’auteur sur la restauration rapide qui sonde le lien entre la vie sociale et les habitudes alimentaires des nigérians.

D’après la Banque Africaine de Développement, la classe moyenne nigériane représente au total 22,9% de la population du Nigéria (34,5 millions de personnes).

Notre étude se concentre sur la classe moyenne inferieure et la partie haute de la classe moyenne flottante, soit 12,6% de la population (19 millions de personnes). Ces dernières partagent de nombreuses propriétés : elles ont la particularité d’être des groupes émergents en quête de sécurité financière et sociale ; elles accordent une importance considérable à l’éducation de leurs enfants et disposent d’habitudes de consommation relativement proches.

L’analyse socio-anthropologique

L’objectif principal de cette étude est, dans premier temps, de comprendre de quelle façon la classe moyenne développe de nouvelles pratiques alimentaires et quelles sont ses perceptions relatives à la consommation. Dans un second temps, il s’est agit d’identifier les personnalités en charge des achats et les habitudes transmises de génération en génération.

Pour répondre à cet objectif, le travail de recherche s’est articulé autour de six questions :

  • L’environnement frénétique de Lagos a t-il un impact sur les pratiques alimentaires de la classe moyenne ?
  • Y a-t-il un fossé entre l’image que les personnes ont d’elles-mêmes et l’image qu’elles projettent d’avoir ?
  • Quels sont les mécanismes, les stratégies et les signes révélateurs de mobilité sociale ?
  • Les méthodes d’éducation et d’apprentissage évoluent-elles de génération en génération ?
  • Quelles sont les sources d’influences majeures ?
  • Quels sont les changements visibles qui affectent les relations parents-enfants ?

Méthodologie

Nous avons réalisé :

  • Vingt entretiens semi-directifs avec des membres de la classe moyenne récemment installée.
  • Une animation ludique avec dix-neuf enfants.
  • Deux focus group (l’un avec cinq femmes de la classe moyenne récemment installée, l’autre avec cinq personnes de la classe moyenne flottante).
  • Observation participante dans les marchés, supermarchés, fast food, restaurants de nuit en plein air, restaurants locaux et lieux de culte (églises).
  • Visite de trois écoles et de vingt-et-un lieux d’achats (marchés, superettes, supermarchés ou hypermarchés).

Le projet photographique

« Fast Food NAIJA » est un projet photographique qui tente de mettre en exergue le syncrétisme qui s’opère entre les bukkas, restauration rapide traditionnelle, et l’industrie formelle en plein boom. Ces endroits m’ont offert un terrain de jeu visuel extraordinairement riche. J’ai accompagné mon approche documentaire traditionnelle, d’un jeu de couleurs fait de portraits et de paysages, s’appuyant sur les codes couleurs de ces grands enseignes. C’est le décor d’une pièce de théâtre, qui offre une incroyable tranche de vie nigériane. »
Bénédicte Kurzen

Les récits journalistiques

En parallèle du travail analytique et de la création visuelle, une journaliste a rédigé deux articles, visant à décrire des moments-clés et représentatifs du quotidien des classes moyennes ayant trait à leurs pratiques alimentaires et mis en exergue par les travaux des experts et de l’artiste visuel.

Ils sont publiés et disponibles ici :

Tunde Ogunrinde : monsieur Fast-Food

PDF - 44.5 ko

Suya, la base d’une bonne viande grillée

PDF - 48.8 ko

Bénédicte Kurzen a passé deux semaines à arpenter les chaines de fast food et les stand de junk/street food à Lagos, allant à la recherche des clients et des employés. Elle a produit une série documentaire dans le fond et créative dans la forme, mélangeant portraits et scènes de vie en autant de chapitres qu’elle a perçu de couleurs dominantes...

  • Un livre en édition limitée a été publié. "Fast food NAIJA" propose une sélection de photographies de l’auteur mêlée à des récits journalistiques ainsi qu’une réflexion sur la démarche artistique entreprise par le photographe. Vous pouvez en consulter un extrait ici.
    PDF - 700.4 ko